KM parcourus: environ 850 en voiture et au moins 30/40 à pied
Départ de Blue River vers 8h30 pour être certain d'avoir du temps pour visiter Whystler. C'est à partir de Kamloops que la route s'est transformée. C'est là qu'on s'est senti dans le désert. Air chaud et sec, gazon jaune, petits arbustes secs. C'est digne d'un film de cowboy. C'est même très beau avec les montagnes et les vallées. Le chemin, lui, est digne de ceux des montagnes d'Europe: tordu et même dangereux parfois. C'est le paysage qui change car le chemin, jusqu'à Whystler, est un zig zag montant et descendant tout le long. Malgré tout, c'est très beau et même invitant.
Sur notre trajet, nous sommes passés par Lillooet où un feu de Forêt s'est déclaré quelques heures avant notre passage. C'est quand même impressionnant car c'était dans les montagnes juste à côté de la ville. C'est là que j'ai eu un peu pitié de la Colombie-Britannique. Nous, on a les avions Bombardier qui larguent des litres et des litres d'eau sur les feux. Ici, ce sont des hélicoptères avec des "chaudières" qui larguent quelques goûtes sur un brasier qui dépasse leur volonté...
Arrivé finalement à Whystler. Je ne veux pas passer trop de temps là-dessus car ça n'en vaut pas la peine selon moi. C'est un espèce de Mont-Tremblant exposant 3. Vu que c'est l'été, c'est les fanatiques de vélos qui font majoritairement parti de la faune de cette fausse ville (prête, ou presque, pour les jeux olympiques). Je ne parle pas ici de vélos ordinaires comme moi. Je parle de vélos de 3000$ à 10000$ faitent pour la descente et le cross contry "hard". Ça m'a quand même donné le goût de devenir casse-coût, mais c'est pas pour mon budget présentement
Le reste de la route s'est fait plus facilement car c'est celle que la très grande majorité des gens qui viendront aux jeux olympiques prendront, donc c'est un charme et très facile.
Nous sommes arrivés à Vancouver, on a vidé la voiture du bagage pour un an de ma sœur, soupé à 23h, heure du pacifique (ajouté 3 heures à la vôtre), et nous nous sommes couchés car fatigués de tous ces kilomètres emprisonnés dans une voiture quand il fait au-dessus de 30 degré à l'extérieur.
Vancouver
À première vue, lorsque l'on arrive, Vancouver est magnifique. C'est une ville avec plusieurs baies, ponts, arbres et édifices. Je me suis donc mis en tête de partir à la découverte de Vancouver downtown/centre-ville. Voici l'équipement que j'ai cru bon de prendre avec moi:
- un livre de touriste avec cartes de la ville à l'intérieur (s'en servir qu'au besoin)
- Le livre "Le Festin Nu" de William Burroughs
- L'appareil photo
- Une bouteille d'eau
- Un manteau
- Mon IPod (c'est important pour avoir une trame sonnore!)
- Mon porte-feuille
Pour y arriver de l'appartament à Karine, c'est très facile et très vite. J'ai marché à peine 10 minutes pour ensuite tester le transport en commun - très efficace et même confortable! On peut même y mettre notre bicyclette sur un support à l'avant si on se sent lâche de faire la route à deux roues. Arrivé au centre-ville en environ 5 minutes. C'est parti pour l'aventure car je ne me suis donné aucun but ni aucune destination. À prime abord, le centre-ville de Vancouver n'est pas très beau, il est même sale. Des détritus un peu partout et pas beaucoup de nature - lire arbres. Je marche. Je marche jusqu'au bord de l'eau. Je m'arrête quelques minutes face à la marina sous un arbre pour lire un peu et aussi réfléchir sur peut-être m'acheter un yacht - il y a une parti de la marina dédiée à la vente de ces engins. "Bein non Seb, t'as pas les moyens...". C'est à ce moment que j'ai aperçu cette petite forêt à ma gauche. Bon ok, j'ai ouvert le livre de touriste, mais j'en suis très heureux. C'est le Stanley Park.
Le Staley Park est un immense parc en plein centre-ville de Vancouver, entouré d'eau. J'ai marché une très bonne partie du parc et ce que je peux en dire c'est qu'on peut y vivre deux (trois si on y inclus le centre-ville) types de paysages. Il y a le bord de la "mer" avec les plages et les pitoux/pitounes qui s'y promennent en roller blade ou à vélo, et il y a la forêt où tu peux t'y promener sans avoir le moindre son ni le moindre humain pour déranger la quiétude du sage qui marche et qui réfléchi. Petite annecdote: sur le bord d'un petit lac nommé "Last Lagoo
C'est dans ce parc que j'ai pu, indirectement, mettre les pieds dans l'océan Pacifique. J'ai donc pu tramper mes orteilles dans les deux océans qui entourent l'Amérique du nord.
Après cette longue marche en forêt et sur le bord de la "mer", la "soif" me pris et il fallait bien que j'y réponde. C'est parti pour trouver une terrasse pour y boire une bière. Je marche, observe et visite quand avant même de me découragé - la plupart des terrasses que je croises ne vendent pas de bière - je tombe sur ce café qui a une terrasse et qui vend de la bière - en plus, ils ont une bière d'une micro-brasserie très local du nom de Granville et qui est très bonne. Allons-y et lisons un peu pour se reposer...
Suite à cette pause bien méritée, me voilà reparti à l'aventure. Je ne sais pas vraiment où je suis. Perdu? Selon la définition de perdu, c'est ne pas savoir où l'on est. Vu que je ne sais pas vraiment où je vais, ça ne compte pas vraiment. Je marche donc à la recherche d'un endroit potable pour manger et boire une pinte. Je me suis finalement ramasser dans le quarier gai de Vancouver. Pas que je ne les aime pas ni que j'en ai peur, mais avec mon expérience, je me suis dit qu'il serait mieux de me trouvrer un autre endroit pour manger car je ne voulais pas briser le coeur d'un de ces hommes me trouvant sexy avec ma moustache et mon t-shirt serré... C'est tout de même un très beau quartier où c'est bien de s'y promener - en plus, il y a des arbres et c'est propre.
C'est lorsque la pluie a débuté que je me suis réfugié dans un pub sympathique. J'ai mangé et bien bu mais la pluie n'a pas arrêtée. N'ayant pas vraiement trouvé de bar trippant pour y passer la soirée, je me suis résigné à retournée à la "maison". C'est vraiment pas grave car ce soir, c'est les feux d'artifices d'un festival du genre des fux Loto-Québec. Allons sur la terrasse du toît, où nous avons une magnifique vue sur le centre-ville y voir ce spectacle de pétards. C'était quelque chose! Car ce ne fut pas seulement des feux d'articifice. Ce fut un combat entre l'homme et Dame nature! D'un côté, l'homme avec ses pétards multi-colors. De l'autre, Dame nature avec ses éclaires et son tonnerre. Je dois avoué quee l'homme a gagné par forfait car Dame nature a abandonné. Belle journée!
C'est sur cette note que le récit de mon "périple" au Canada se termine - même si en écrivant ces lignes il me reste encore deux jours ici. Ce fut un voyage court mais inspirant.
Voici quelques observations sur le Canada:
- La bière est plus chère qu'au Québec et elle ne se trouve pas dans les dépaneurs ni les épiceries. C'est probablement pour ça qu'on est de bons buveurs!
- Les automobilistes s'immobilisent dès qu'un piéton met un pied dans la rue - il ne faut pas prendre de faux plies quand on revient à Limoilou!
- Il y a des belle filles mais pas autant qu'au Québec;
- Les gens sont généralement très sympathiques;
Je termine officiellememt sur une citation que j'ai apperçu sur un "bumper" d'un pick-up en Alberta qui doit dater mais qui m'a interpellé:
"I'm proud of my country. It's the governement that I'm afraid of!"
Seb
Humeur: réflexion, détente, sentiment d'accomplissement
Trame sonnore: un peu de tout mais beaucoup de coutry
2 commentaires:
MERCI pour les belles photos ! et particulièrement pour la phrase inspirante que nous avons adorés !!!!! ça décrit très bien !!! on a hâte de te revoir, call nous à ton retour ! ciao mikepispat xxx
Merci Séb :)
Sujeff
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